Haut de page

Auto-Dérision

Horloge
Campagne membre

Mises à jour

Rattrapons le temps perdu : douce réalité, ou impossible utopie ?


Anecdotes du quotidien extraits (ou non) de ma vie personnelle, pour apprendre à me connaître… et surtout pour me rapprocher un peu de ma famille/ami(e)s, en leur faisant partager un p’tit bout de ma vie…


Et n'oubliez pas

Avec ClicAnimaux.com, il suffit d'un clic pour nourrir gratuitement un animal abandonné !

www.clicanimaux.com/





 

Va faire un tour part là à l'occas' : http://www.clickoblog.com/ac15bd229a0a5c3f71edb0ac6f6969f6b

Jeu d'élevage human-epic : http://www.human-epic.com/


 

Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé
Antoine de Saint-Exupéry
-------------------------------

COMMENT EST-CE POSSIBLE?
Par Jim Willis 2001

 

Quand j'étais un chiot, je vous ai amusés avec mes cabrioles et vous ai fait rire. Vous m'avez appelé votre enfant, et en dépit de plusieurs chaussures mâchées et quelques oreillers assassinés, je suis devenu votre meilleur ami.

 

Mon éducation a pris un peu plus longtemps que prévu, parce que vous étiez terriblement occupés, mais nous y avons travaillé ensemble. Je me souviens de ces nuits où je fouinais dans le lit et écoutais tes confidences et rêves secrets, et je croyais que la vie ne pourrait pas être plus parfaite.

 

Nous sommes allés pour de longues promenades et courses dans le parc, promenades de voiture, arrêts pour de la crème glacée (j'ai seulement eu le cornet parce que " la glace est mauvaise pour les chiens, "comme tu disais), et je faisais de longues siestes au soleil en attendant que tu rentres à la maison .

 

Progressivement, tu as commencé à passer plus de temps au travail et tu t'es concentré sur ta carrière, puis tu as passé du temps à chercher un compagnon humain. Je t'ai attendu patiemment, je t'ai consolé après chaque déchirement de coeur et déceptions, je ne t'ai jamais réprimandé au sujet de mauvaises décisions, je me suis ébattu avec joie lors de tes retours au foyer, et puis tu es tombé amoureux.

 

Elle, maintenant ta femme, n'est pas une « personne-chien », mais je l'ai accueillie dans notre maison, j'ai essayé de lui montrer de l'affection, et je lui ai obéi. J'étais heureux parce que tu étais heureux.

Ensuite les bébés humains sont arrivés et j'ai partagé votre excitation. J'étais fasciné par leur couleur rose, leur odeur, et je voulais les pouponner aussi. Seulement vous vous êtes inquiétés que je puisse les blesser, et j'ai passé la plupart de mon temps banni dans une autre pièce, ou dans une niche. Oh, comme je voulais les aimer, mais je suis devenu un "prisonnier de l'amour".

 

Quand ils ont commencé à grandir, je suis devenu leur ami. Ils se sont accrochés à ma fourrure et se sont levés sur leurs jambes branlantes, ont poussés leurs doigts dans mes yeux,fouillés mes oreilles, et m'ont donné des baisers sur le nez. J'aimais tout d'eux, et leurs caresses, parce que les tiennes étaient maintenant si peu fréquentes, et je les aurais défendus avec ma vie si besoin était. J'allais dans leurs lits et écoutais leurs soucis et rêves secrets, et ensemble nous attendions le son de ta voiture dans l'allée.

 

Il y eut un temps, quand les autres te demandaient si tu avais un chien et qu'ils te demandaient une photo de moi, tu en avais toujours une à leur montrer dans ton portefeuille, et tu leur racontais des histoires à mon propos. Ces dernières années tu répondais juste "oui " et tu changeais de sujet. Je suis passé du statut de " ton chien " à " seulement un chien, " et vous vous êtes offensés de chaque dépense pour moi.

 

Maintenant, vous avez une nouvelle occasion de carrière dans une autre ville, et vous allez déménager dans un appartement qui n'autorise pas d'animaux familiers. Tu as fait le bon choix pour ta " famille ", mais il y eut un temps où j'étais ta seule famille.

 

J'étais excité par la promenade en voiture jusqu'à ce que nous arrivions au refuge pour animaux. Cela sentait les chiens et chats, la peur, le désespoir. Tu as rempli la paperasserie et as dit: " Je sais que vous trouverez une bonne maison pour lui ". Ils ont haussé les épaules et vous ont jeté un regard attristé. Ils comprennent la réalité qui fait face à un chien entre deux âges, même un avec " des papiers ". Tu as dû forcer les doigts de ton fils pour les détacher de mon col et il criait: " Non, Papa ! S'il vous plaît ne les laissez pas prendre mon chien ! "

 

Et je me suis inquiété pour lui. Quelles leçons lui avez-vous apprises à l'instant, au sujet de l'amitié et la loyauté, au sujet de l'amour et de la responsabilité, et au sujet du respect pour toute vie ?

 

Ta m'as donné un " au revoir-caresse " sur la tête, tu as évité mes yeux, tu as refusé de prendre mon collier avec vous.

 

Après votre départ, les deux gentilles dames ont dit que vous saviez probablement au sujet de votre départ il y a de cela plusieurs mois et rien fait pour me trouver une autre bonne maison. Elles ont secoué leurs têtes et ont dit " Comment est-ce possible? "

 

Ils sont aussi attentifs à nous ici dans le refuge que leurs programmes chargés ne le leur permet. Ils nous nourrissent, bien sûr, mais j'ai perdu l'appétit il y a plusieurs jours.

 

Au début, chaque fois que quelqu'un passait près de ma cage, je me dépêchais en espérant que c'était toi, que tu avais changé d'avis, que c'était juste un mauvais rêve. Ou j'espérais tout au moins que ça soit quelqu'un qui se soucie de moi et qui pourrait me sauver. Quand je me suis rendu compte que je ne pourrais pas rivaliser avec les autres chiots qui folâtraient pour attirer l'attention , je me suis retiré dans un coin de la cage et j'ai attendu.

 

J'ai entendu ses pas quand elle s'est approchée. . Elle m'a placé sur la table et a frotté mes oreilles, et m'a dit de ne pas m 'inquiéter. Mon coeur battait d'anticipation à ce qui était à venir, mais il y avait aussi un sentiment de soulagement. Elle a placé une chaîne doucement autour de ma patte de devant et une larme a roulé sur sa joue. J'ai léché sa main de la même façon que je te consolais il y a tant d'années. Elle a glissé l'aiguille hypodermique habilement dans ma veine.

 

Quand j'ai senti le dard et les liquides se répandre à travers mon corps, je me suis assoupi, l'ai examinée de mes gentils yeux et ai murmuré " Comment as-tu pu?"

 

Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage, elle a dit " je suis si désolée ". Elle m'a étreint, et m'a expliqué précipitamment que c'était son travail de s'assurer que j'aille à une meilleure place où je ne serais pas ignoré ou abusé ou abandonné, où j'aurais à pourvoir moi-même à mes besoins, une place remplie d'amour et de lumière très différente de cet endroit. Et avec mes dernières énergies, j'ai essayé de me transporter jusqu'à elle et lui expliquer avec un coup sourd de ma queue que mon "Comment as-tu pu?" n'était pas dirigé contre elle.

 

C'était à toi, Mon Maître Bien-aimé, que je pensais .

 

Je penserai à toi et t'attendrai à jamais.

 

Puisse tout le monde dans ta vie continuer à te montrer autant de loyauté.

 

Une note de l'auteur:

Si " Comment est-ce possible? " a mis des larmes dans vos yeux en le lisant comme cela me l'a fait, c'est parce que c'est l'histoire de millions d'animaux familiers qui meurent chaque année dans des chenils français, américain et canadien.

Tout le monde est bienvenu à distribuer cet essai dans un but non-commercial, aussi longtemps qu'il est distribué correctement avec l'avis du copyright. S'il vous plaît utilisez-le pour aider à l'éducation, sur vos websites, dans des bulletins d'informations, dans les refuges pour animaux et tableaux d'affichage du bureau du vétérinaire. Dites au public que la décision d'ajouter un animal familier à la famille est une importante décision pour la vie, que les animaux méritent notre amour et nos soins, que la recherche d'une autre maison appropriée pour votre animal est votre responsabilité et que toute vie est précieuse. S'il vous plaît faites votre part pour arrêter le meurtre d'animaux, et encouragez les campagnes pour prévenir que des animaux soient non désirés.

Tags associés : Detresse

J'kaz !
0
Dimanche 03 Mai 20091 commentaire(s)
Aujourd'hui, petite illustration de la vie d'une poissarde.
.................................................................................................
Tout commence au (faux) lever (eh oui, on dort avec la poisse aussi). Pourquoi "faux"... Hum. Mon portable s'est cassé hier, j'en ai donc naturellement changé. Ne pouvant plus allumé l'ancien il est resté là... dans la chambre. Eh oui, mais un téléphone mort, n'est jamais mort. Vu que je l'ai ouvert pour voir la batterie s'il était branchée correctement, l'heure s'est naturellement remise à zéro. Bref. Pas de rallumage : mort.
Oubli.
Héhé... mais ce matin, enfin cette nuit... lui m'a pas oublié ... Mon réveil programmé dessus à 7h s'est mis à sonné... eh ouais, mais comme le tél n'était plus à la bonne heure, ça m'est arrivée en pleine nuit.
Dois-je préciser que la nature de la panne c'est que la touche "valider" et "2" sont mortes ?
Eh ouais... pour éteindre mon réveil il faut valider... dommage. Pour allumer le tel, il faut un 2 dans le code PIN. Bref...
Au bout d'1/4 d'heure mon cerveau s'est reconnecté, j'ai donc naturellement viré la batterie.
Problème 1 réglé.
...............................................................................................
Arrivée au boulot. Jusque là, tout va bien.
Besoin d'imprimer. Blocage. Après vérif' par technicien : imprimante H.S : la pièce qui attrape les feuilles est H.S. Je vais voir le bureau à côté...
J'imprime : 1 page... 2 ème gros clash. Bloquée... Vérification : le toneur s'est félé. Imprimante 2 HS.
J'appelle le directeur : tu peux m'imprimer ça STP.... Réponse "mon imprimante a lâché ce matin.........................."
Je veux bien croire qu'une imprimante meur subitement. Mais 3 ??!??
...............................................................................................
Je pars à mon RDV (sans mes papiers du coup hein). Bref.
RDV fini je repars... Je sors de la place où je suis garée... camion poubelle. Je prends mon mal en patience.. Pas trop le choix en mêm temps, la rue est en sens unique et étroite.
Bref.
J'entends soudain une énorme explosion. Surprenant, sans plus. J'attends toujours. Le gars sort, trifouille des poubelles... J'attends, j'attends, au bout de 5 minutes je descends...
Héhé. Je vais voir le gars héhé (je ris à cause de la chute de l'histoire lol).
"Oh bah vous allez rester bloquer ici, mon moteur a claqué (d'où l'explosion).
Fuck
Y'a 20 bagnoles derrière moi... que des routes en sens interdit.
Je dis au gars que y'a pas moyen, il veut m'inviter à boire un café. Il a pas compris j'crois.
Bref, on fini par appeler les flics pour qu'ils se décident à bloquer la route, faire qu'on puisse repartir (eh oui, de 20 on est passé à 50 bagnoles qui attendent!).
Les condés arrivent. "Oh bah oui, mais pour dévier la route vers le sens interdit il faut les autorisations de la ville"......
1h45 l'histoire...
Bien sûr raté 2ème RDV, à la bourre sur tout...
...............................................................................................
Mais c'est pas fini.
Je décide pour la promo d'une soirée d'aller afficher quelques visuels.. Je pars blabla.
(Y'a un grand soleil etc).
J'arrive, me gare, niquel. Je pose à peu près, genre aller... 2 affiches.
La grêle se met pas à tomber ....
...............................................................................................
Qu'est ce que j'ai donc fait pour avoir autant la poisse ?

Tags associés : Illustration, poissarde, etapes

J'kaz !
0
Jeudi 16 Avril 20093 commentaire(s)
Hello à tous,

J'ai eu une discussion ce W/E avec une ""connaissance"", la 40 aine. Après quelques discussions, le sujet des "Zamours" fût abordé. Je ne suis pas du genre à crirer que je suis homo sur tous les toits, mais je ne suis pas non plus du genre à mentir. Bref.
Sa réaction fût toute nette : ah tu as bien de la chance, à notre époque l'Homophobie n'existe plus... Vous n'avez plus besoin de vous cachés.
Certes, on peut ne plus se cacher... encore que, dans certains cas et pour éviter les emmerdes, j'aurai tendance à répondre "ça dépend".
J'ai essayer de lui faire comprendre que si... l'Homophobie existait, elle a eu du mal à en démordre... En réaction à sa réponse, j'ai eu envie de relater ici quelques faits sur les années passées...
La liste est non-exhastive, je n'ai pris récupéré que les agressions qui ont été ... médiatisées, et même si elles le sont de plus en plus... ça n'est pas encore gagné. Seules les plus "impressionnantes" le sont encore, seules celles où les homos parlent ont une chance d'être rendue publiques... Hors, la peur, la honte (l'humiliation subie), le dénis, le rejet, le jugement, sont autant de faits qui laissent les homos que trop souvent dans leur silence... Et c'est bien dommage, même si, il est tout à fait compréhensible de ne pas vouloir étaler sa vie privée sur la place publique...

Qu'on ait un problème avec l'Homosexualité, selon sa culture, sa religion, son âge, je peux comprendre. Je peux comprendre qu'on ait des à prioris, je peux comprendre que l'on ait pas été "formatésé à cela, je peux comprendre que cela suscite des questions, des peurs, des réactions de dégoûts (manque d'habitude) ; après tout je fais moi même parti de la génération dont les parents parlaient de "tu trouveras ton prince charmant, tu te marieras, blabla". C'est comme ça, c'est sociétal, c'est culturel.
Mais je ne comprends pas une chose : pourquoi les (homos) agresser ? Pourquoi les condamner à mort pour leur orientation ? Pourquoi les insulter ?

Les êtres humains, sont censés être des êtres (ça fait beaucoup "être" dans ma phrase) réfléchis, raisonnés... hors, dès qu'il est confronté à une "différence" (qui pour moi n'en n'est même pas une : jusqu'à preuve du contraire, je suis Humaine, je pense, réflechis, je vis, je respire, je bosse... je vis quoi!) l'être humain adopte trop souvent une réaction de rejet sans même chercher à outre passer ces à priori...
Un être censé, raisonné, réfléchit, ne devrait-il pas chercher ... à comprendre, à évoluer, à trouver d'autres points communs, à aimer son prochain ??
Pourquoi les insulter ?... ca ça me dépasse.
Je reste convaincue qu'à camper sur ses positions on rate trop souvent de belles occasions, de belles rencontres (ce n'est pas valable que pour les homos hein)...
On gagne telllement en richesse, en ouverture d'esprit en essayant d'apprendre, de comprendre, de s'enrichir par l'Autre...

SVP, essayer de faire passer ce message à vous, vos proches, vos enfants.

Et enfin, je terminerai sur ces 2 citations...

Le plus souvent, nous ne jugeons pas les autres, mais nous jugeons nos propres facultés dans les autres.  

[Charles-Augustin Sainte-Beuve, critique littéraire et écrivain français]

 

Vous voulez vous aimer : aimez-vous donc dans les autres ; car votre vie est dans les autres, et sans les autres votre vie n'est rien.

[Pierre Leroux, introducteur en France du mot " socialisme " comme antithèse de l’individualisme]



Attention certaines images ci-dessous peuvent être choquantes (et je n'ai pas mis les pires!)


1ER AVRIL 2009 - MONTPELLIER

Ruée de coups dans le quartier Celleneuve de Montpelllier.

Souvent, les personnes victimes d'agressions à caractère homophobe préfèrent ne pas parler.
Ce n'est pas le cas de Julie, 24 ans, serveuse dans un bar, qui a raconté au MidiLibre l'agression dont elle a été victime le 1er avril dans le quartier Celleneuve de Montpellier.

1er avril au soir, Julie se promène dans la rue avec une amie. "Elle était au téléphone, on était sur la place, le type est arrivé comme une furie et m'a dit : "Tu te souviens de moi, sale gouine ?" Et il m'a aussitôt mis un coup de poing au visage, je suis tombée à terre", raconte-t-elle au MidiLibre.

Bilan: visage tuméfié, violents coups de pied à la tête, et trois semaines d'arrêt de travail pour Julie. "Je n'aime pas trop me promener main dans la main. Souvent, des mecs arrivent et nous disent : "Alors, les lesbiennes !" C'est lourd" raconte-t-elle au MidiLibre. "On ne peut pas rester comme ça, la prochaine fois il la tue" a raconté sa mère au même journal.


En 2005, Julie avait déjà rencontré son agresseur, à Palavas-les-Flots. Elle était avec sa petite amie, ce qui dérangeait visiblement la copine de l'agresseur. Il avait frappé Julie au visage.
En acceptant de témoigner, Julie a voulu "faire bouger les choses."  "Pour un nez cassé, la semaine dernière, il y a eu une comparution immédiate dans les deux jours ! Là, ça fait quinze jours que c'est arrivé et il ne se passe rien. (...) Ce n'est pas une plainte contre X qui a été déposée, il y a son nom, son prénom, son numéro de téléphone, on ne peut pas faire plus simple en terme d'investigation. Nous avons un sentiment d'impunité et d'injustice" a-t-elle ajouté au MidiLibre.


"Les choses ont mis du temps à bouger. C'est un peu malheureux" a raconté au Post Hussein Bourgi, président du Collectif contre l'homophobie. Selon Hussein Bourgi, l'agresseur devait paraître en comparution immédiate vendredi après-midi.

Source : http://www.france.qrd.org

 

27 FEVRIER 2009 - NANTES

Violente agression homophobe dans un parc

Que s'est-il passé? Vers 2h du matin, un homme de 41 ans s'est fait violement agressé par deux hommes de 25 et 40 ans. Luc (prénom modifié) un gay qui fréquente régulière ce lieu, n'a alors pas hésiter à venir porter secours à cette homme.

Il raconte à Têtu : «J'ai vu la scène de loin et je n'ai pas hésité un seul instant à lui porter secours».

Décrivant la scène il parle d'«un véritable lynchage».

«J'ai pris alors un coup par derrière qui m'a déstabilisé et fait perdre connaissance.» ajoute-y-il.

Il a fallut l'arrivée d'un autre homme pour mettre en fuite les agresseurs et prévenir les autorités.

Les deux agresseurs ont été arrêtés immédiatement. L'un deux aurait même frappé un policier dans le fourgon qui les emmenait. Ils ont présenté en comparution immédiate. L'un des accusés a demandé le report pour préparer sa défense. Quand à l'autre, le plus âgé, on a appris qu'il avait déjà pris «10 ans pour coup mortel».

L'homme qui a prévenu la police ne s'est pas présenté

Bilan de tout cela.

21 et 6 jours d'incapacité totale de travail (ITT), pour les deux victimes.

Le procès a été renvoyé au 1 avril

Source : http://www.lepost.fr

 

2 AOUT 2008 - SUEDE

2nde agression homophobe sur des gays à Stockholm à l'Europride

Dans la nuit de mercredi à jeudi vers 4h du matin, une autre agression homophobe a eu lieu au centre-ville de Stockholm dans le cadre de l'Europride. Cette nouvelle a été annoncée par la police de la ville.

Deux hommes marchaient lorsque trois individus ont abordé les deux homosexuels avec des propos humiliants. Les trois hommes ont tenté d'agresser leurs victimes.

Peu après les incidents, les trois jeunes hommes âgés entre 17 et 20 ans, ont été arrêtés rapidement après l'incident. On se rappel qu'un peu plus tôt en semaine, deux autres homosexuels ont été victime d'une agression homophobe, cette fois-ci plus sauvage avec un vole et l'un d'entre eux a été poignardé à l'estomac.

Il faut se demander si la présence policière sera renforcée lors de la parade de l'Europride le 2 août prochain. Nous sommes à la mi chemin de l'événement gay de l'Europe.

Source : www.touristiquementgay.com

 

18 AVRIL 2008 - DUNKERQUE

Un homosexuel est violemment agressé au cutter

Mardi soir, près de l'église Saint-Martin, à Dunkerque. Un homosexuel est violemment agressé au cutter, sur "un lieu de rencontres homosexuelles", selon la Voix du Nord. Un suspect est interpellé et placé en garde à vue.
Si elle était toujours hospitalisée mercredi, les jours de la victime ne sont plus en danger.
L'agresseur a été condamné à 4 ans de prison en comparution immédiate, selon Le Billet des Faits Divers. 8 mois plus tôt, même endroit. Un homosexuel handicapé mental est victime d'un traquenard sur le même "lieu de drague." Il est passé à tabac.
L'agresseur présumé est "un mineur", selon l'avocate de l'homosexuel handicapé mental, Maître Charlotte Catrix.

Source : http://www.lepost.fr

 

9 AVRIL 2008 - EGYPTE

Agir contre la répression homosexuelle en Egypte

Cinq homosexuels égyptiens, dont quatre séropositifs, ont été condamnés hier mercredi 9 avril 2008 à cinq ans de prison pour « débauche » par un tribunal du Caire. Les cinq hommes avaient été arrêtés à la mi-mars dans un fast food du centre du Caire lors d'une altercation avec le gérant de ce restaurant, et des « tests » auraient prouvé qu'ils étaient homosexuels.
La presse cairote donne sa version des faits, fustigeant les  « pervers », « gens de Loth » et autres « adorateurs de Satan ». Cette presse, dont le degré de patriotisme se mesure aux flots de louanges déversés quotidiennement sur le président Hosni Moubarak, révèle que les  « apostats » entretiendraient des rapports avec des mouvements sionistes, organiseraient des « pèlerinages gays en Israël » et se livreraient à des « orgies homosexuelles plusieurs fois par semaine ».
Tous affirment avoir subi des pressions physiques et psychologiques durant leur interrogatoire et signé des aveux sous la torture. Ils disent aussi avoir été soumis à un examen médical afin de déterminer s'ils avaient ou non eu des rapports sexuels anaux.

Source : http://www.geribook.com/article-18628046.html

 

5 février 2008 - SENEGAL

Sénégal : les homosexuels traqués

Par Stéphanie Plasse

Au Sénégal, on ne plaisante pas avec l’homosexualité. Cinq personnes ont été interpellées à la suite de menaces de mort proférées à l’encontre du responsable du magazine people Icône. Dans le numéro 20 du journal, Mansour Dieng, le directeur de la publication, avait, dans un édito, alerté les autorités sur la montée de l’homosexualité chez les jeunes. « Je ne voulais pas créer la polémique, j’ai juste relaté un fait. Comme personne n’a voulu me croire j’ai dû le prouver par des photos », a expliqué M. Dieng à Afrik.com. Chose promise, chose due, ce « gardien de la bonne morale », comme il aime à se définir, a fait paraître un dossier sur l’homosexualité. Au programme de ce numéro de février, témoignage d’un psychologue, articles et photographies de la cérémonie d’un mariage gay qui aurait été célébré à une date non précisée à Petit Mbao, à 20km au sud-est de Dakar. Tout y passe. Echange des alliances, photos de jeunes sénégalais en tenue d’hôtesses, prises de photos de famille.

Source : http://www.afrik.com/article13549.html

 

11 MAI 2001 – EGYPTE

Arrestation de 52 homosexuels

En quelques minutes au Queen’s Boat, tout est fini, les hommes sont entassés dans trois paniers à salade qui attendent sur le quai, puis conduits au poste de police. Pour la police égyptienne, il s’agit de faire vite et il faut, si on peut dire, battre le fer tant qu’il est encore chaud. "Battre" d’ailleurs, au propre comme au figuré car, pour arracher des aveux aux malheureux qui viennent d’être piégés, on n’hésite pas à employer les grands moyens. Selon les avocats et les témoignages des proches des victimes, dés leur arrivé au poste, les hommes sont passés à tabac avec une sauvagerie inouïe, certains sont soumis à des électrochocs, intimidés avec des chiens et plusieurs fouettés.

En moins de douze heures, les hommes "avouent" tout ce qu’on leur demande et plus, aveux dont les versions viendront se contredire et se corriger par la suite selon les besoins des autorités égyptiennes.

Le samedi 11 mai, les "prévenus" comparaissent devant un magistrat qui ordonnent qu’on leur impose des examens médicaux humiliants pour déterminer s’ils ont - ou non- été "utilisés". Ce sont des personnes aux corps striés de lacérations consécutives aux coups de fouets reçus qui se présentent devant des médecins légistes. Ceux ci n’accorderont pas le moindre intérêt à ces plaies, pour se consacrer à un examen autrement sordide. Selon un proche d’un des 52, dans un témoignage rapporté par le site Gayegypt.com :

" Le samedi [après l’arrestation] il [son ami] a montré au magistrat chargé de l’enquête les marques de flagellation, les cicatrices sur son dos et son estomac ".

C’est ensuite à la prison de Tora, bien connue des organisations de défense des droits de l’homme car on y pratique la torture, que sont incarcérés ces hommes, où beaucoup se plaindront d’avoir été régulièrement battus pendant toute la durée du procès. L’un d’eux décrira à un reporter de l’AFP des séances hebdomadaires de torture : "Nous en avons eu une il y a deux jours.

On doit enlever son T-shirt ou ce qu’on porte et ils poussent d’autres gens à vous frapper dans le dos. Ils utilisent des câbles et ils nous frappent généralement sur le dos pour que ça ne se voit pas, et avec leurs mains". Il ajoutera que les gardes poussent aussi les autres détenus à les harceler parce qu’ils sont "pédés" et piétinent leur nourriture jusqu’à la rendre immangeable.

 

Ce que la plupart des accusés ignorent à ce stade, c’est que leur calvaire ne fait que commencer. Les autorités égyptiennes sont bien décidées à mener ce procès jusqu’au bout ; à deux reprises, déjà, elles ont échoué en mettant sur pied des affaires similaires.

En 1997, 78 adolescents avaient été arrêtés puis accusés de pratiques homosexuelles et de satanisme. L’affaire avait fait grand bruit à l’époque et la presse à scandale égyptienne, dûment tuyautée par les autorités, avait publié les noms et les photos des jeunes impliqués dans l’affaire, détruisant pour longtemps leur réputation. Néanmoins, toutes ces personnes avaient été libérées au bout de deux mois, sans faire l’objet d’autres poursuites.

Plus troublante sans doute, l’affaire qui avait secoué l’Egypte à la même époque, un an plus tôt. En mai 2000, 150 personnes avaient été arrêtées et avaient fait l’objet d’accusations, une fois de plus, d’homosexualité. Les inspecteurs impliqués dans cette affaire étaient les même qui, en mai 2001, ont procédé à l’arrestation des 52.

Coïncidence troublante, c’est à cette époque de l’année que sont évaluées les performances de chaque agent par leurs supérieurs hiérarchique... Dans ce cas, une fois encore, l’affaire n’aura pas de suite, un tribunal civil rejetant l’affaire au motif d’une insuffisance de preuves autres que les dires des enquêteurs.

En mai 2001, les autorités égyptiennes ont tiré la leçon des échecs précédents : pour ne pas courir le risque que les homosexuels leur échappent, le cas des 52 n’est pas traité par une cour civile mais par la cour suprême de la sécurité d’état, sous une juridiction très particulière habituellement réservée aux terroristes : les décisions de cette cour ne peuvent faire l’objet d’un appel, sauf intervention personnelle du "président" de la république égyptienne, Hosni Moubarak. Une nasse vient de se refermer sur les 52. 23 d’entre eux n’en sortiront pas ; tous y laisseront leur dignité.

 

Au final

Shérif Farahat reçoit la sentence maximum : cinq ans de travaux forcés. Mahmoud Ahmad Allam, désigné comme son complice, est acquitté de l’accusation de "débauche", mais condamné à trois ans de prison. 20 personnes sont condamnées à deux ans de prison et une personne à un an de prison pour "débauche". 29 sont acquittées mais elles sont à jamais souillées par une campagne de presse infamante.

Le gouvernement égyptien a sciemment et intentionnellement brisé 52 vies.

Source : http://les52.neuf.fr/francais/leproces.htm

 

3 MARS 2007 - RENNES

Un marteau a été lancé contre la vitrine du centre alors que les bénévoles rangeaient le local après une fête.

Vive émotion dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 mars dans les locaux du Centre gay lesbien bi et trans de Rennes, où un marteau projeté de la rue a brisé la vitrine et terminé sa course dans le fond du local, sans –heureusement– faire de blessés. L'incident s'est produit au moment où une dizaine d'adhérents rangeaient le local suite à la soirée anniversaire des cinq ans du centre. Plus grave, les quatre auteurs présumés de l'acte ont été aperçus peu de temps après par des adhérents, poursuivant leur chemin en toute quiétude, sans se retourner, tout en criant "Sales pédés, z'êtes moins fiers, hein…" et proférant d'autres insultes homophobes. "C'est la troisième fois en deux mois que ce local [mis à disposition par la municipalité] est pris pour cible, précise Cyrille Perchec, son président. Plus inquiétant, il s'agit de la première fois qu'un tel acte est dirigé vers les membres de l'association."

Une plainte a été déposée.

Source : http://www.tetu.com

 

12 SEPTEMBRE 2006 - LANDES


Frappée à la tête en juillet et dans le coma depuis, la victime est décédée cette semaine au CHU de Bordeaux.

Un sexagénaire domicilié à Parentis-en-Born, dans les Landes, est mort au CHU de Bordeaux des suites d'une agression à caractère homophobe.

Dans la nuit du 6 au 7 juillet, il avait été violemment frappé à la tête par l'un de ses voisins alors qu'il se trouvait à son domicile. Ce dernier, un homme de 48 ans, était entré par effraction armé d'une carabine 22 LR, après avoir tiré sur l'une des vitres de la maison.

L'agresseur reconnaît son geste et sa motivation homophobe

Le voisin irascible avait, lors de sa garde à vue, reconnu son geste expliquant qu'il soupçonnait le petit ami de sa victime de l'avoir cambriolé. Il avait précisé aux enquêteurs que cette idée lui était d'autant plus insupportable que les deux hommes étaient homosexuels.

Les poursuites engagées contre l'agresseur pour "tentative de meurtre à raison de l'orientation sexuelle de la victime" début juillet devraient faire l'objet d'une nouvelle qualification avec la mort de la victime. L'auteur présumé des coups mortels a été incarcéré à la maison d'arrêt de Mont-de-Marsan.

De son côté les associations Gays et Lesbiennes des Landes et SOS Homophobies indiquent dans un communiqué de presse que "ce meurtre fait partie des nombreuses agressions physiques recensées pendant l'été" par elles-même.

Source : http://tf1.lci.fr/infos/france/0,,3330439,00-mortelle-agression-homophobe-dans-landes-.html

 

3 JANVIER 2006 - PARIS

Un enseignant a été pris à partie en sortant de son établissement par des élèves qui ont scandé son nom, le traitant de "pédé".

Un soir de novembre dernier, Alexis*, enseignant d'un collège de la banlieue parisienne, est victime d'un acte homophobe. En sortant de son lieu de travail, il est pris à partie par des élèves, qui scandent son nom et le traite de "pédé" à plusieurs reprises. Il reconnait les membres du groupe, dont certains sont ses élèves. Le lendemain, il avertit le chef de son établissement. Sur le trombinoscope du collège et avec l'aide d'un témoin de la scène, il obtient le nom des élèves et porte plainte. Au commissariat, le policier a bien enregistré la plainte avant de déclarer à Alexis: "Reste à voir si c'est une insulte à caractère homophobe." "Je ne sais pas si une loi a été votée", a-t-il même ajouté. À ce jour, l'enseignant attend toujours la décision du procureur quant à une suite possible de sa plainte.

*le prénom a été changé

Source : http://www.tetu.com

 

19 JUILLET 2005 - IRAN

Deux adolescents exécutés pour homosexualité en Iran

Deux adolescents prétendument homosexuels ont été exécutés publiquement le 19 juillet dernier pour "crime" d’homosexualité. Ces jeunes ont été pendus dans un square de la ville de Mashhad, dans le nord-est de l’Iran après leur condamnation à mort par un tribunal selon la loi islamique.

L’information a été donnée par l’Agence d’information des étudiants iraniens (ISNA, Iranian Students News Agency).

Un des deux jeunes était âgé de 18 ans, le second était mineur. Les deux garçons auraient reconnu (probablement sous la torture) avoir eu des relations homosexuelles. Pour leur défense, les deux victimes ont plaidé l’ignorance de la loi et le fait que beaucoup de jeunes avaient des relations homosexuelles entre eux. Avant leur exécution, les adolescents ont été détenus 14 mois en prison et ont été fouettés de 228 coups.

Leur avocat n’a pas réussi à infléchir la décision de la Cour suprême de Téhéran en évoquant leur jeunesse (16 ans au moment des faits). Le code pénal iranien prévoit que les garçons peuvent être pendus à partir de 15 ans.

Selon des informations des défenseurs des droits de l’Homme, trois autres jeunes iraniens auraient été arrêtés par la police, mais leur traque aurait été dissimulée en disparation. On craint aussi leur exécution.
L’homosexualité est régulièrement utilisée contre les opposants au régime iranien par les forces de police et de justice pour les arrêter ou les éliminer physiquement.

Peter Tatchell, du groupe Outrage, a déclaré à propos de cette exécution : "Il s’agit du dernier acte de barbarie en date des Islamo-fascistes en Iran". Selon les défenseurs des droits de l’Homme en Iran, 4000 gays et lesbiennes auraient été exécutés depuis la prise du pouvoir par les Ayatollahs en 1979.

Source : http://v2.e-llico.com

 

1er septembre 2004 - MARSEILLE

Violente agression homophobe à Marseille

David Gros, 26 ans, étudiant demeurant à Marseille, est victime le samedi 14 août 2004, d’une agression homophobe perpétrée en réunion, avec armes par destination, dans le quartier de Saint-Giniez (Marseille 8°).

Une plainte contre X a été déposée au Commissariat du 5° arrondissement de Marseille le 16 août 2004. David souffre de multiples traumatismes, de quatre fractures au niveau du visage et plusieurs dents cassées.

Voici le témoignage de David, qui a servi au dépôt de plainte :

« Marseille, hôpital La Timone, lundi 16 août 2004.

Dans la nuit du vendredi 13 août, au samedi 14 août 2004, en rentrant chez moi, en voiture, je croise un copain, Alain, au niveau du boulevard Raphaël Ponson, 8°. Nous échangeons quelques mots à travers la vitre de ma voiture et, comme la conversation s’engage, je le rejoins pour faire quelques pas ensemble. Nous marchons dans la cité du groupe Etienne Millan, quand un groupe de huit à dix jeunes déboule entre deux immeubles. Ils sont âgés entre 16 et 20 ans. Ils nous prennent à partie et cherche à en venir aux mains.

Vu, leur nombre et leur agressivité à mon égard (ils ne touchaient pas à Alain qui mesure 1m 95), je prends peur et m’enfuis en courant dans la cité pour tenter de rejoindre ma voiture. Ne connaissant pas le quartier, et malgré le fait que j’ai couru plus vite qu’eux, j’arrive sur une impasse où ils me retrouvent.

Ces jeunes que je n’avais jamais vu se dirigent vers moi, m’insultent en disant « sale pédé, on va t’arranger » et me tabassent.

Deux sont armés d’un casque et un autre tient une barre de fer. Je cherche à fuir, à me défendre, mais ils sont trop nombreux et les coups trop puissants. Je tombe à terre et perds connaissance très rapidement. J’ai aujourd’hui un trou de mémoire sur ce qui s’est ensuite passé. Je me retrouve sur une artère principale, ensanglanté et contusionné, essentiel sur le visage. J’aperçois trois jeunes qui sortent d’une voiture, les interpelle et leur demande d’appeler les secours. Le jeune homme, Renaud, avec les deux jeunes filles, me tiennent éveillé jusqu’à l’arrivée de l’ambulance. La brigade anti-criminalité a été prévenue et a recueilli le témoignage d’Alain. Je suis conduit aux urgences de Sainte-Marguerite. On effectue un scanner qui révèle que mon cerveau ne présente pas de lésion irréversible. Mon œil gauche devrait être préservé. Les médecins urgentistes diagnostiquent de multiples fractures au visage. Je suis conduit à la Timone, au service maxillo-facial du Professeur Blanc. Je dois être opéré. Je suis étudiant en Administration Economique et sociale à la Faculté d’Economie appliquée et j’avais trouvé un travail d’été à Alinéa dans la zone commerciale d’Aubagne. »

L’endroit où David a été agressé est connu comme étant un des espaces publics où des personnes homosexuelles aiment se rencontrer.

Les personnes interrogées sur place nous ont appris que les agressions à l’encontre de personnes homosexuelles étaient fréquentes (jets de pierres, insultes, crachats...). La Police nous a confirmé avoir enregistré dernièrement une plainte pour une agression homophobe dans le même quartier, même si la violence qu’a subie le jeune homme est sans commune mesure avec la sauvagerie endurée par David.

Après une opération maxillo-faciale, qui s’est déroulée lundi 16 août 2004 au service du Professeur Blanc à l’hôpital de la Timone (Marseille), David conserve les deux mâchoires collées par des bridges métalliques. Il s’alimente avec des bouillies par une paille et devrait rester les deux mâchoires soudées pendant 4 à 8 semaines.

Les fractures du visage concernent le maxillaire supérieur, la pommette gauche, l’arcade sourcilière gauche, ainsi que le nez. Plusieurs points ont dû lui être fait au niveau de la paupière, des lèvres et du menton.

Les amis de David se réunissent pour rédiger un communiqué commun qu’ils publieront demain. Ils lui témoignent toute sa sympathie, sa solidarité et lui font part de son horreur et sa révolte face à l’agression sauvage dont il a été victime.

Source : http://www.maincourante.eu.org/

 

16 JANVIER 2004 - LENS

Par Jean-Paul Dufour

"Il a ouvert les yeux. Je l'ai câliné, je lui ai parlé. Il a pleuré. Il est visiblement conscient. Et il a peur." Au bord des larmes, exténuée, Jacqueline revient, samedi 31 janvier, de l'hôpital de Charleroi (Belgique), où son fils, Sébastien, gravement brûlé, est brièvement sorti, pour la première fois, du coma artificiel où il est plongé depuis deux semaines. Parce qu'il est homosexuel, des individus l'auraient aspergé d'essence et transformé en torche vivante dans le jardin de sa maison. Le parquet de Béthune (Pas-de-Calais) a ouvert une information judiciaire contre X... pour "tentative d'homicide volontaire" qui, selon l'avocat de Sébastien, Me Jean-Bernard Geoffroy, pourrait bien être requalifiée en "tentative d'assassinat". Selon lui, la préméditation ne fait aucun doute et il s'agit indiscutablement d'une agression à caractère homophobe.

Elle apparaît, en tout cas, comme l'épilogue d'un long calvaire que raconte son ami, Patrice. Issus tous deux de famille modeste, Patrice Jondreville, 38 ans, et Sébastien Nouchet, 35 ans, vivent ensemble depuis quatorze ans. (…) Un couple homosexuel heureux né d'un coup de foudre et qui aspirait à mener, au grand jour, une existence paisible.

Ils y sont parvenus sans difficulté durant leurs dix premières années de vie commune, à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Puis Patrice a été muté, ce qui les a obligés à émigrer, début 2001, dans le bassin minier. Ils se sont d'abord installés à Lens, dans une petite maison de la "cité numéro 4", un ancien coron des Houillères. Parfaitement acceptés par leurs voisins, ils appréciaient leur région d'adoption.

Le premier dérapage est survenu le 31 octobre 2001. Alors qu'il promenait ses chiens dans un parc, Sébastien a été agressé par deux jeunes gens qui l'ont roué de coups, lui cassant une côte, pour lui arracher les clés de sa voiture avec laquelle ils se sont enfuis. Le couple a porté plainte, identifié les agresseurs qui ont été condamnés à des peines de prison assorties partiellement de sursis. Ces derniers ne leur ont plus laissé de répit. Sébastien a subi plusieurs agressions - dont un coup de tournevis dans le dos et un coup de cutter au visage.

Le couple a été régulièrement harcelé par une bande d'individus - "parfois jusqu'à une dizaine, dont des filles", selon Patrice - qui proféraient à leur encontre des insultes homophobes, s'installaient sur le perron de leur maison, sont allés jusqu'à en incendier la porte et les fenêtres. Les deux hommes ont déposé plainte sur plainte et les trois agresseurs les plus virulents, deux majeurs et un mineur, ont été déférés devant le tribunal correctionnel, et condamnés, à plusieurs reprises.

 

Le harcèlement n'a pas cessé pour autant. Un déménagement en catimini "dans une maison plus agréable, avec un grand jardin", à Nœux-les-Mines, à une quinzaine de kilomètres de Lens, leur a laissé six mois de répit. Jusqu'à un soir d'août 2003 où, en l'absence de Patrice, des individus encagoulés ont pénétré chez eux et laissé Sébastien sans connaissance après avoir tenté de l'étrangler.

La dernière agression, survenue vendredi 16 janvier, vers 19 h 30, alors que Patrice était encore au travail, n'a pas eu de témoin direct. Les voisins ne sont intervenus qu'en entendant les cris de Sébastien, brûlé au troisième degré sur le tiers supérieur du corps. Quels qu'en soient les auteurs, sa mère et son ami sont décidés à "aller jusqu'au bout", pour dénoncer le plus largement possible ces agressions. Pour Sébastien, mais aussi, souligne Patrice, "parce que, parfois, les homosexuels qui en sont victimes n'osent même pas porter plainte".

Source : http://www.lemonde.fr/

 

La liste n'est bien sûr pas exhaustive... Je n'ai relevé que les cas les plus médiatisés... et nombreux sont les homos qui ne parlent pas....... par peur, par honte...

Tags associés : homophobie, existe, encore

J'kaz !
0
Mardi 07 Avril 20091 commentaire(s)
Aujourd'hui, enfin cette nuit devrais-je dire, j'ai fait un rêve (I made a dream last night... ), un rêve étrange. Un rêve ou ma compagne et moi avions un enfant. Mon instinct maternel se réveillerait-il ?
C'est la 2ème fois en peu de temps, mais dans le 1er tout se passait bien (genre à la Bisounours wordl), mais alors celui-ci... bouh, ça ressemblait un peu à Appocalyspe Now : le cauhcemard en puissance.

Et oui, dans ce rêve c'est moi qui portait l'enfant (enfin ça ça fait pas parti du cauchemard hein)... mais alors le reste...
L'accouchement : une CA-TA-STROPHE!
Les médecins bien que voyant l'évidence d'une césarienne refusaient de la pratiquer sous pretexte que j'étais lesbienne, et que je devais donc subir ça.. résultat par les voix naturelles : un carnage. Déchirure, épisiotomie, forceps.. enfin bref, la total; mais ça ne s'arrête pas là. Suite à tout ça : dépression post-natale, du coup les médecins refusaient de me donner mon enfant à allaiter...
Mon père refusait de venir à la clinique, car contre l'Homoparentalité, le père de ma compagne traitait l'enfant de gnôme... et devant toutes ces émotions, ma compagne finissait par se barrait...
Bref, le cauchemard en puissance.. qui me laisse un peu dans un état... étrange.

Que signifie donc ce rêve ?
La transistion est toute trouvée, ou presque, mais que pensez-vous des lesbiennes  (ou gay) qui ont des enfants (qui ont donc recours aux inséminations, adoption, et autres méthodes) pour cela ?


Sur ce, je vous laisse réagir, je vais tenter de finir ma journée de façon "normal"...

Tags associés : Reve, perturbant, homoparentalite, question

J'kaz !
0
Lundi 06 Avril 2009Poster un commentaire


Vistoria a écrit il y a quelques jours un article sur l'homosexualité (http://dalyvispleen.kazeo.com/), et je lui avais dit que j'en ferai autant dans les jours à venir.


J'ai un peu hésité avant de choisir "l'angle d'attaque"... et finalement je me suis décidée suite à une conversation avec un gars ce midi qui m'a balancé une petite paire de clichés... en réponse à mon homosexualité.

La liste est bien longue (et non-exhausitive), j'ai donc du faire un choix.

Elle sera sans doute agrémentée d'autres clichés par la suite.

J'espère en totu cas que mon humour décalé ne va pas choquer.



Cet article est donc volontairement ironique... Ca va de soi.

Je rappelle pour celles et ceux qui ne l'auraient pas tout à fait compris : je suis moi-même homo, et donc moi-même confrontée à ces réflexions...


1. Toutes les lesbiennes sont des camionneuses (et jurent comme des charretiers)

ou, parce que j’y ai eu le droit aussi : t’es trop féminine pour être homo… T’es forcément hétéro... voire dans le pire des cas, bi !

 

Pourquoi une femme lesbienne devrait ressembler à un camionneur tout juste sortie de son poids lourd ?

Mettons-nous en situation...

C'est bon ? OK.

Ah... ça y'est j'aperçois 3 explications (tordues) possibles à ce cliché (si vous en voyez d’autres je prends !) :

 

1. Une lesbienne a les mêmes attirances qu’un homme, elle doit donc ressembler à un homme.

2. Dans un couple lesbien, il manque un homme (rejoint le cliché : « qui fait l’homme dans votre couple ?») : de ce fait, au moins une des deux doit ressembler à un homme, histoire de faire « homme-femme ».

 

3. Parce que la lesbienne est le fantasme masculin par excellence (oui je sais quelques uns échappent à la règle).

Problème, lesbienne = aime exclusivement les femmes (si on enlève le « exclusivement », c’est plus lesbienne, mais bi hein, juste pour l’info).

Bref, de cette relation femme/femme exclusive, les hommes en sont …. exclus.

Frustration.

Doit-on en conclure alors que la doxa (et la frustration ?) veut que les lesbiennes soient masculines, parce justement, elles sont inaccessibles et que, en se disant « de toute façon elles sont moches/masculines/etc. », la frustration en est moins grande pour ces messieurs ?

Egalement sans doute, une façon aussi pour certaines demoiselles hétéros de se rassurer: si je suis féminine, la lesbienne (oui, un peu genre bête sauvage) ne peut pas me draguer puisqu'elle est forcément attirée par des lesbiennes "masculines" (ah non la lesbienne est bestiale : remplacez « draguer » par « sauter dessus »).

 

Je suis lesbienne. Ah.

Bon bah alors, excusez-moi donc quelques minutes….. je vais de ce pas allé jeter, mes jupes, mes robes, mes escarpins, mon maquillage pour coller à mon image de « lesbienne pure et dure »...

J’irai chez le coiffeur pour me raser la tête.

Ah et il faut que j’adapte mon langage : bordel ça me casse les couilles ces histoires !

CQFD.

 

(….)

NB : La masculinité n’est pas le lot des lesbiennes. Certaines sont très féminines, d’autres le sont moins, comme dans la population féminine en général.

Et oui, chez les hétéros (comme chez les homos), il y a des belles femmes, des moins belles, des moches, des intelligentes, des connes, des minces, des potelés, des petites, des grandes, des masculines, des féminines (et même des androgynes dis-donc !).

Alors pensez-y à l’occaz’ !



1Bis. Corolaire : toutes les lesbiennes font de la mécanique.

Moi qui ne sais même pas changer un pneu… ou qui, même après qu’on me l’ait montré 15 fois ne sait toujours pas où sont les bougies de préchauffage !

Et ouais, je dois être une hétéro refoulée… ça doit être ça… mmm. Je vois que ça comme explication. Merde. Me l’aurait-on caché à l’insu de mon plein gré ?


 

2. Les lesbiennes sont ainsi parce qu’elles ont été déçues par les hommes (je pense que ce cliché est de loin celui qui est le plus récurrent)

Question : comment explique-t-on alors que toutes les femmes ayant subi des violences ou ayant ressenti de l’insatisfaction avec leur conjoint ne soient pas lesbiennes ?

J’ai beau chercher dans mon passé, je n’ai JAMAIS eu de problème avec un homme. Pas de violence, pas de déception. Rien.

Je ne suis juste PAS attirée par les HOMMES.

Pourquoi toujours vouloir trouver une raison justifiant l’Homosexualité ? Il n’y en a pas...

T’aime le vert, t’aime le bleu, pas le jaune…

T’aime le chou, t’aime le poisson pas la viande, ni les tomates…

Tu l’expliques comment ? Question de goût/attirance, non ?

 

Ah moins peut-être qu’un jour tu aies été deçu(e) par le jaune et les tomates, justifiant ainsi tes attirances d’aujourd’hui (je veux des témoignages dans ce cas !!)



3. C’est bien, tu as fait ton choix (problème de vocabulaire)

NON.

L’homosexualité N’est PAS un choix.

Toi, tu as choisi de ne pas aimer les tomates et le poisson ? Tu as choisi d’aimer le bleu et le chou ?

Non.

 

On est bien d’accord…

 

Je n’ai pas choisi d’être homo…

Remarque ça pourrait être intéressant comme concept : tiens, un matin, j’avais 14/15 ans, j’ai éteints mon réveil et me suis dit : à partir d’aujourd’hui, je suis lesbienne, un peu comme : demain j’arrête de fumer… (Bon ce jour là j’ai merdé, j’aurai déjà du jeter mes jupes, escarpins et autres symboles de féminités, et j’aurai aussi dû me laisser pousser un peu de moustache pour pousser le paroxysme de la virilité à son maximum)

Et non…

Et non, ce n’est pas un choix, c’est un fait.

Par contre, j’ai bien choisi de l’assumer. C’est un fait aussi…

 

4. Réaction courante :"oh mais tu ne veux pas d'enfants?" (mon père me l'a sorti celle-là)

Papa…. (Imaginez ma réflexion avec un ton de « mais tu es con (OUPS) ou tu le fais exprès)

 

Papa. Je suis lesbienne.

Pas stérile, merci.

 

(A suivre)


 

Tags associés : cliches, lesbiens

J'kaz !
0
Jeudi 02 Avril 20091 commentaire(s)
Fond musical